Les communes depuis 1789

La révolution

Les communes sont créées le 14 décembre 1789. Elles remplacent les paroisses.
Elles doivent recevoir un conseil municipal élu par les habitants, et un maire pour les diriger. Le 20 septembre 1792, le registre des naissances, des mariages et des décès, tenu par le curé de la paroisse, est placé sous la responsabilité du maire.

La monarchie constitutionnelle

La loi du 21 mars 1831 règle les conditions d’accès au vote pour les élections municipales.
Sont électeurs :
– les 10 % des contribuables les plus imposés dans les communes de moins de 1000 habitants
– 5 % dans les communes entre 1000 et 5000 habitants.
– Peuvent également être électeurs les « capacitaires » (diplômés, magistrats).
Les maires et les adjoints sont choisis par le préfet parmi les conseillers élus (commune de moins de 4000 habitants).

La seconde République

A compter du 5 mars 1848, le conseil municipal est élu au suffrage universel des hommes de la commune, âgés de 21 ans révolus. Le maire n’est plus désigné par le préfet, mais il est élu par le conseil municipal.

Le second empire

Le suffrage universel masculin est maintenu pour l’élection du conseil municipal, mais le choix du maire retourne au préfet. Si personne ne convient à sa préférence dans le conseil municipal issu du suffrage universel, le préfet peut choisir un maire hors dudit conseil municipal élu. Il est même possible que le maire soit désigné avant l’élection. Il reste ensuite aux électeurs à se déterminer à partir du choix fait par le préfet.
Notez également, que les maires et leur conseil, issus du suffrage universel masculin entre mars 1848 et décembre 1851, pouvaient être démis de leur mandat, sur ordre du préfet.

La 3ème République

La loi municipale du 5 avril 1884 marque un tournant dans le fonctionnement des communes. Elle instaure un rapport direct entre la commune et ses habitants.
Titre II de la loi sur les conseillers municipaux
Art.41 : Les conseillers municipaux sont nommés pour 4 ans. Ils sont renouvelés intégralement le premier dimanche de mai dans toute la France.
Le maire sera choisi par les conseillers municipaux élus au suffrage universel masculin direct et ne pourra être que l’un d’eux.
Les communes acquièrent une autonomie qu’elles n’avaient jamais eue depuis leur création. La loi leur donne une clause générale de compétences car « le conseil municipal règle désormais par ses délibérations les affaires de la commune ».
Enfin, la loi fait obligation à ce que « la mairie soit désormais un local indépendant, consacré uniquement à cet usage », propriété de la commune ou loué par elle, en son nom.

Avec la mairie, la République s’implante dans les campagnes.

 

 

La Commune de LAVERGNE n’a été créée qu’en 1836.

 

– Extrait du Registre de délibération du Conseil Général du 16/07/1835 :

« Les sections de LAVERGNE et THEGRA réunies demandent à être séparées et à former deux Mairies particulières : la population des deux localités et l’avenue-de-gramatimportance de leurs ressources ne mettant aucun obstacle matériel à cette séparation, attendu d’ailleurs qu’il existe depuis la réunion de ces deux communes autrefois séparées, la plus déplorable mésintelligence ; que cette mésintelligence est telle que journellement les habitants se livrent aux voies de fait les plus violentes, le Conseil Général émet le vœu de cette division… »

– Ci-dessous quelques extraits des démarches préalables à cette séparation :

– Extrait de délibération du Conseil Municipal de la Commune de Thégra datant du 8/05/1834 : « …considérant que les avantages qui résulteraient de cette vue-interieureséparation sont incalculables, tant sous le rapport des intérêts sociaux ; attendu que l’harmonie et la bonne intelligence qui régnaient entre elles avant leur réunion ont cessé d’exister du moment qu’elles n’ont formé qu’une seule Mairie. La Commune de THEGRA ayant des revenus qui lui sont particuliers verra toujours avec répugnance qu’ils profitent à celle de LAVERGNE, et cette dernière qui n’en a pas répugnera toujours de son côté à avoir part. Considérant que cet état de choses taplace-de-leglise3nt qu’il existera sera un sujet de discorde qui entretiendra la haine et les inimités qu’il est de l’autorité… d’y mettre fin.
Considérant que les deux Communes font individuellement assez de population pour que chacune d’elle puisse former une Mairie, et s’administre séparément d’autant qu’il en est d’autres dans le Département bien moins considérables et qui néanmoins jouissent de ces précieux avantages… ».

– Par ordonnance du Ministère de l’Intérieur du 4/03/1836, la Section de LAVERGNE est distraite de la Commune de THÉGRA.

 


Les maires de Lavergne

 

1821 à 1836 d’ARAQUY Joseph Fils de Jean François et de Jeanne de SIROT de BRESQUEILLE, Charles Joseph Victor d’ARAQUY est né en 1772 à Mayrinhac Lentour. Il descend d’une authentique famille noble quercynoise dont les origines attestées remontent au 12ème siècle. En 1793, il a émigré, tandis que son père restait à Mayrinhac Lentour, dans son domaine d’Envergnes. En 1804, Joseph d’ARAQUY épousait Marie Christine de CAZASSUS aux Antilles. De cette union naissait 2 enfants, dont Jean Raymond Eugène d’ARAQUY né à… New York (USA) en 1808 (lequel sera maire de Mayrinhac Lentour entre 1852 et 1853). On ne connaît pas la date du retour en France de Joseph d’ARAQUY, mais il est certain qu’il est revenu après 1815, après l’instauration de la Restauration (1815-1830) et le retour des émigrés.
Les conseils municipaux n’étant plus élus sous la Restauration, Joseph d’ARAQUY n’a donc pas été élu maire, mais il a été désigné par le représentant de Louis XVIII dans le département du Lot, en l’occurrence le préfet du Lot en 1821 : le comte Charles de CHAMISSOT de BONCOURT.

1836 – 1844 Vidal
1844 – 1846 Terrou
1846 – 1848 Vidal
1848 – 1856 Laboucarie
1856 – 1864 Barrat
1864 – 1870 Vidal
1886 – 1888 Terrou Alain. 12 conseillers municipaux.

1888 – 1890 Terrou Pierre(53 ans) Fils de Jean Terrou et d’Antoinette Laborie.Né en 1835. Epoux de Marguerite Revel. Cultivateur à Lavayssière. Mort à 73 ans.

1890 – 1892 Thomas (Jean) Prosper (32 ans). 12 conseillers municipaux. Fils d’Antoine Thomas et de Louise Terrou. Né le 28/01/1858.

1892 – 1896 Terrou Pierre (57ans) Obtient juste la majorité après 3 tours. Elu car c’est le plus âgé.

1896 – 1900  1900- 1904 Montméjat (Pierre) Auguste (32 ans)  Fils de Jean Montméjat et de Marie Leyde. Né le 27 août 1864. Epoux de Maria Counord. Cultivateur à Laroque. Mort le 07/07/1933.

1904 – 1908 1908 – 1912 Thomas Prosper. 10 conseillers municipaux.

1912 – 1916 Réélu en 1919 – 1925 Montméjat Auguste. 10 conseillers municipaux.

1925-1926 :Lasfargues Camille Né à Miquial le 8/07/1875. Fils de Lasfargues Louis et Parrat Augustine. Epoux de Jeanne Rose. Garde républicain en retraite. Décédé le 17 octobre 1926.

1926-1929 :Bergeaud Pierre-Louis, Philippe (40 ans) cultivateur Né le 2 décembre 1886 à Pouchou de Jean Louis Bergeaud (cultivateur) et d’ Irma Béconne (sans profession). Epoux de Maria Rougié. Décédé le 23 décembre 1959.

1929 – 1935 Il est réélu le 18 mai 1945, 1947 ….1967 Louis Counocounordrd (39 ans).

10 conseillers municipaux. Fils de Counord Bernard (meunier) et de Caraygues Félicité (sans profession). Né le 15/06/1890. Il épouse Alaniou Honorine le 24/01/1914. Meunier au moulin Notre Dame. Mobilisé le 2 août 1914. Blessé par une balle au bras en 1918. Re-mobilisé en 1939. Décédé le 23/10/1967.

1967 – 1995  André Counord. Fils de Louis Counord.

Meunier au moulin Notre Dame. Marié a Yvonne Laboucarie. Décédé le 9/02/2000.

1995 – 2014 Maxime Verdier.

Charcutier à Lavergne. Neveu de André Counord. Il est actuellement Conseiller Général du canton de Gramat.

Depuis 2014 : Didier Bes actuel maire de Lavergne

 

Passation d’écharpe entre MM Maxime Verdier et Didier Bes